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Traditions et écoles · notion expliquée

Le treizième mois, et pourquoi il existe

Un calendrier qui suit la Lune se heurte à une incompatibilité arithmétique connue de toutes les cultures qui ont essayé : douze lunaisons complètes couvrent un peu moins de trois cent cinquante-cinq jours, quand le tour des saisons en demande onze de plus. Laissé à lui-même, un tel calendrier dérive, et le printemps finit par tomber en hiver.

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Ce que cette page prend dans l’ordre

  • Le rattrapage, et son rythme
  • Ce que le double calendrier permet de faire
  • Ce qui se vérifie sur une page de service

Trois solutions ont été employées dans l'histoire. On peut abandonner la Lune et compter en jours solaires, ce qu'a fait le calendrier occidental. On peut abandonner les saisons et laisser l'année tourner, ce que fait le calendrier musulman. Ou l'on peut tenir les deux en ajoutant de temps en temps un mois supplémentaire — et c'est la voie du calendrier chinois.

Le cas qui sert d’illustration ici

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Compte préalableNon exigé

Le rattrapage, et son rythme

L'écart de onze jours par an s'accumule : au bout de trois ans, il atteint un mois entier. C'est à ce moment-là qu'un mois est inséré, ce qui porte l'année concernée à treize mois. L'opération s'appelle une intercalation, et le mois ajouté un mois intercalaire.

Le rythme de ces insertions n'est pas laissé à l'appréciation d'un bureau. Il découle d'une coïncidence astronomique remarquable : deux cent trente-cinq lunaisons tiennent presque exactement dans dix-neuf années solaires. Dix-neuf années de douze mois en font deux cent vingt-huit ; il manque donc sept mois, et ce sont les sept intercalations à répartir sur la période.

On ne tirera rien de plus de cette page sans ouvrir asiaflash.com.

Le mois sans terme majeur

Reste à décider lequel des mois sera doublé, et la règle employée passe par un découpage solaire parallèle. L'année est partagée en vingt-quatre segments égaux de la course apparente du Soleil, que l'usage appelle termes. Un mois sur deux de cette série porte un terme dit majeur, et les autres un terme mineur.

Comme un mois lunaire est un peu plus court que l'intervalle entre deux termes majeurs, il arrive qu'un mois n'en contienne aucun. C'est celui-là qui devient intercalaire, et il reprend alors le numéro du mois précédent. Une année peut ainsi compter deux troisièmes mois, distingués seulement par la mention d'intercalation.

Ce que ce mécanisme implique pour une date

Un lecteur qui cherche à retrouver une date de naissance dans ce calendrier doit donc disposer d'une table, et pas d'une formule. Le numéro du mois ne suffit pas à l'identifier quand l'année en comporte treize, et deux dates portant le même numéro de mois peuvent être séparées de quatre semaines.

C'est la raison pour laquelle les relevés qui prennent le mois comme colonne — et pas seulement l'année — n'acceptent pas une saisie en clair. Ils convertissent d'abord la date civile, puis lisent le résultat. L'étape de conversion n'est jamais visible à l'écran, et c'est pourtant celle où une erreur se glisse.

Ce que le double calendrier permet de faire

Deux séries qui servent à deux choses

Le dispositif tient ensemble deux comptes distincts : les lunaisons, qui règlent les mois et les fêtes, et les vingt-quatre termes solaires, qui règlent les saisons et les travaux. Les termes portent des noms descriptifs — début du printemps, pluie des grains, grande chaleur — et ils tombent à des dates presque stables dans le calendrier occidental, à un ou deux jours près.

L'intérêt de ce montage est qu'il ne sacrifie ni l'une ni l'autre des deux références. Une fête fixée à une phase de Lune reste alignée sur la Lune, et une date agricole fixée à un terme solaire reste alignée sur la saison. Les deux séries ne se contredisent jamais, puisqu'elles ne mesurent pas la même chose.

Pourquoi une page d'horoscope ne le dit pas

La plupart des pages qui proposent un calcul se contentent de l'année, et n'ont donc pas à ouvrir cette mécanique. Elles n'ont pas tort : le cycle des douze animaux se compte bien sur l'année, et la question du treizième mois ne se pose qu'au niveau du mois.

Le silence devient gênant dès qu'une page annonce autre chose qu'un animal. Un relevé qui prétend tenir compte du mois de naissance s'appuie nécessairement sur une table de conversion, et il devrait pouvoir dire laquelle. L'indication est rare, alors qu'elle est la seule qui permette de refaire le calcul.

Ce qui se vérifie sur une page de service

Le cas pris en exemple annonce plusieurs entrées à la fois dans le titre même de sa page, dont les horoscopes et les prénoms, et propose un échange par messagerie instantanée. Son accueil est court — quelques intertitres, un peu plus de quatre cents mots — et il indique une prestation sans frais, sans préciser de plage d'ouverture ni de délai de réponse.

Rien dans ces éléments ne dit quel calendrier sert au calcul annoncé, et c'est précisément le genre d'information qu'aucune page du secteur ne publie. Un lecteur ne peut donc pas trancher depuis l'extérieur, et ce n'est pas un reproche adressé à ce service en particulier : la table de conversion employée est, dans tout le domaine, la donnée la plus systématiquement absente.

Ce qui reste acquis au terme de cette page tient en une habitude de lecture. Devant un formulaire qui demande une année seule, la question du treizième mois ne se pose pas. Dès qu'il demande un mois, elle se pose, et la bonne réaction est de chercher si la page dit comment elle convertit.

Ce que le cas éclaire de la notion

  • Échange par messagerie instantanée annoncé
  • Prestation gratuite annoncée dans les intertitres
  • 5 intertitres relevés sur la page d'accueil
  • 407 mots relevés sur la page d'accueil
  • Intitulé de service porté par le titre de la page

Ce que l’exemple ne permet pas de voir

  • Aucun tarif affiché sur la page relevée
  • Aucune plage horaire indiquée
  • Aucun délai de réponse chiffré
  • Aucune trace écrite de l'échange annoncée
  • Aucune consultation par téléphone annoncée

D’autres notions de Traditions et écoles

Une notion par page, un exemple par notion.

Pour refermer

Ce que vous saurez repérer en quittant cette page

La notion compte plus que le service qui a servi à l’illustrer. Ce qui précède doit vous permettre de reconnaître la même mécanique ailleurs, sur une page que ce site ne cite pas.

Si un point reste obscur, c’est probablement qu’un mot de métier n’a pas été assez déplié. Les pages voisines reprennent le même vocabulaire sur d’autres cas.

  • Le rattrapage, et son rythme
  • Ce que le double calendrier permet de faire
  • Ce qui se vérifie sur une page de service